Archives de catégorie : chiots

Miss Nugget 3 mois

Miss Nugget 3 mois

Miss Nugget n’a peur de rien, et a su se faire adopter par la meute des fauves masque noir.

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Autocontrole à la mode tchèque

Autocontrole à la mode tchèque

Observez comment cette personne travaille l’autocontrole sur son chiot. La chiot à la friandise devant son nez, il la respecte. Il effectue la ensuite l’action demandée, et dans la 1/2 seconde qui suit, il reçoit la friandise.

Ensuite la personne prends tranquillement une autre friandise dans son autre main pour réarmer le mécanisme. Et à aucun moment le chiot n’essaie d’attraper la friandise. Alors que vous remarquerez qu’il se jette goulûment dessus lorsqu’on lui en donne l’autorisation.

Par contre, j’aime beaucoup moins la marche au pied avec le leurre, certes très actif.

 

construire un chien de sport

CONSTRUIRE UN CHIEN DE SPORT

Pourquoi cet article

La route est longue entre l’arrivée à la maison du chiot  tout juste sevré et le chien en concours de niveau III. Si on démarre la fleur au fusil en avançant en tâtonnant, on a toute les chances de terminer dans une impasse. Il faut une stratégie, une ligne directrice, qui va nous guider tout au long des 3 années, voire plus, qui nous séparent de notre objectif.
Pour m’aider dans ce parcours, je conçois cela comme la construction d’un bâtiment. C’est ce que je vais détailler dans cet article

Étape n°1 : le choix du bâtiment

Entre la cabane au fond du jardin et un château fort, le choix est vaste.
Ce choix sera dicté par le règlement de la discipline choisie., mais aussi et surtout en fonction du caractère du chien. Difficile de construire un château fort avec un chien au caractère faible. Et réciproquement, construire un bâtiment très aérien avec un chien solidement bâti et au caractère très dur ne donnera pas le résultat espéré.
Une fois le type de bâtiment choisi en fonction des matériaux dont on dispose, il faut définir les étapes à suivre.
Un construira toujours dans l’ordre : les fondations, puis les murs, puis le toit. Si on essaie de faire autrement, le bâtiment sera bancal, voire s’effondrera au premier coup de vent. Et on terminera logiquement par les finitions qui donneront son cachet typique à l’édifice.

Étape n°2 Les fondations

Comme pour un bâtiment, la construction des fondations est quelque chose qui ne se voit pas lorsque le bâtiment est terminé, mais c’est sur elle que repose toute la solidité de la future construction.
Comme pour un bâtiment, les fondations vont dépendre :

  •  Du type de terrain (le caractère du chiot)
  • Du type de bâtiment à construire (la cabane ou le château fort)

Cette étape commence dès l’arrivée du chiot à la maison. On va lui apprendre à apprendre, on va lui montrer que ses actions ont des conséquences. On va lui donner plaisir à faire plaisir à son maître.
Pour cela on utilisera des exercices très simple (toucher la main, tourner derrière un piquet, aller dans une boite …). Ces exercices vont favoriser la prise d’initiatives, et la prise de conscience qu’il peut être très agréable de proposer quelque chose à son maître (c’est ce que j’appelle l’activation du chiot)
Au niveau des techniques utilisées, on utilisera un peu le leurre, mais on travaillera principalement en shaping avec récompense.
C’est aussi durant cette période qu’on travaillera la mémoire musculaire.
Cette période de la vie du chiot est déterminante pour la suite, et ne devra surtout pas être écourtée sous prétexte qu’il faut travailler les exercices « tels que demandés en concours ».

Étape n°3 : les murs

Dans un bâtiment, les murs ont deux fonctions :

  • Assurer la rigidité de l’ensemble
  • Donner la forme générale

C’est dans cette phase qu’on va construire ce qui sera visible en concours : les exercices du règlement.
Mais pour construire un mur, il faut des briques. Ce sera pour le chien de tout petits bouts d’exercices, ce que j’appelle dans mes articles « les compétences élémentaires ». C’est, par exemple, ramasser un objet ou bien rester sur le côté gauche quelle que soit la position du maître.
Tout comme on construit un mur en commençant par le bas, on commencera à assembler ces briques en commençant par la fin (le back-chaining des anglophones). Le chien sera ainsi récompensé à la fin. Chaque brique devient la récompense de la précédente, jusqu’à la récompense qui suit la dernière brique.

Cette étape n’est pas la plus compliquée, et c’est la plus valorisante car on voit les choses se construire. L’erreur à ne pas faire est de se précipiter dessus et de vouloir monter les murs sans avoir au préalable assuré les fondations et façonné ses briques. Le mur va se monter vite, mais s’écrouler tout aussi vite.

Étape n°4 : le toit

Le toit sert à se protéger des aléas climatiques. En ce qui concerne le chien de compétition, il s’agira de se protéger contre les aléas externes, autrement dit les distractions.
Durant les étapes précédentes, je travaille dans un milieu pauvre en distraction. Lorsque la construction des murs est suffisamment solide, j’introduis des distractions de plus en plus importantes. Si on commence trop tôt, les murs se fissurent. Il faut alors les réparer, mais ce n’est jamais aussi solide que si on a attendu qu’ils soient assez résistants dés le départ.
Pour prendre un exemple concret, à la fin de cette étape, le chien doit être capable de faire un rapport d’objet alors que l’apportable est entre les jambes de l’homme assistant (celui-ci étant considéré comme la distraction ultime pour un chien pratiquant le mordant). Si le chien ramène l’HA au lieu de l’apportable, c’est qu’on a loupé une étape …

Étape n°5 : les finitions

Dans un bâtiment, les finitions sont ce qui fait toute la différence pour un regard extérieur. C’est cette étape qui va lui donner tout son éclat, son aspect définitif. Le chien étant maintenant suffisamment mature et aguerri, on va pouvoir exiger une exécution parfaite et soigner les détails. C’est à cette étape qu’on utilisera la punition basse intensité, car la récompense seule ne permet pas un tel niveau d’exigence. Il faudra faire bien attention de ne pas casser ce qu’on a construit précédemment on voulant ajouter trop de fioriture à notre construction.
Cela dépendra évidement de la solidité de tout ce qui aura été réalisé au préalable, et donc en partie du caractère du chien.

Conclusion :

Construire un chien pour la compétition est un long chemin, qui demande de savoir ou l’on va dés le départ. Il ne viendrait à personne l’idée de construire un gros bâtiment sans avoir au préalable tracé des plans et choisi ses matériaux. Malgré cela, il faudra à chaque étape trouver des solutions pour pallier aux aléas du projet.
Il y a des étapes à respecter, et si on veut aller trop vite, tout fini par s’écrouler.
Comme me disait mon grand père : « on ne construit pas un cheval sur un âne »
Il est temps d’éteindre votre ordinateur et de commencer à tracer les plans de votre future construction.

Quelle récompense utiliser ?

Quelle récompense utiliser avec mon chien ?

Balles, nourriture, tugs ? Lesquels utiliser ? Dans quelles phases de progression ?
Je vais vous présenter dans cette article ma vision de la chose, issue de mon expérience.

Nourriture :

Le chiot

C’est la récompense évidente à utiliser avec un chiot. Il n’y a pas de question à se poser. Un chiot est un estomac sur pattes, la nourriture est sa seule raison de vivre ! Il faut donc utiliser à fond ce renforçateur hyper puissant.
On peut l’utiliser comme leurre, à condition que celui-ci soit actif, c’est-à-dire que le chiot pousse sur la main, et non pas qu’il la suive mollement.
On l’utilisera aussi comme renforçateur en marqueur training. Dans cette utilisation, la pot de récompense peut être sur soi, ou posé sur un meuble. Le chiot sait parfaitement où se trouve la source de nourriture, mais doit interagir avec son maître afin que celui-ci lui en donne l’accès .
Quel type de nourriture ? J’utilise tout simplement la ration habituelle du chiot. S’il veut manger, il doit interagir avec moi. Je distribue environ la moitié de la ration comme renforçateur (par poignées, pas une croquette après l’autre !), puis le reste en jackpot à la fin de la séance.
La nourriture étant difficile à lancer, on l’utilisera en mode self-service (le chien se déplace pour se servir), ou restaurant (on se déplace pour apporter la nourriture).

Le chien adulte

On l’utilisera de façon identique avec un adulte ou un chiot (leurre ou marqueur, avec toutefois deux différences afin d’éviter le phénomène de satiété qui réduit l’intensité.

– Le chien doit avoir faim en début de séance. Ça parait évident à dire, mais je vois souvent des maîtres en train d’essayer d’intéresser leurs chiens à la nourriture qu’ils ont dans la main. Mon opinion est claire sur ce sujet : le chien doit être fou de ce que vous avez dans la main. Dès que cet intérêt baisse, il faut arrêter la séance. Et il faut admettre que certains chien ne seront jamais suffisamment intéressés par la nourriture pour s’en servir comme renforçateur. Il faudra trouver autre chose.

– Type de nourriture : avec un adulte, je n’utilise plus sa ration, mais de la nourriture très appétante. On trouve dans le commerce des friandises toutes prêtes, qui font parfaitement l’affaire. La seule condition est que ce soit suffisamment petit pour être ingéré en 2 secondes. Si le chien doit mâcher 2 mn à chaque fois qu’on le récompense, ce n’est pas efficace, sauf pour le jackpot final. Personnellement j’utilise des bouts d’emmental coupés en dés de 5 mm de côté. C’est économique et facile à utiliser. À vous de trouver ce dont votre chien raffole.

Dernier conseil qui ne semble pas être évident pour tout le monde : on donne la gamelle au moins 30 mn après la fin de la séance, une fois le chien revenu au calme. On pourra alors utiliser la gamelle comme marqueur hiérarchique si besoin.

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Les tugs :

Le chiot

Il existe des tugs spécialement adaptés aux chiots. Ils sont munis d’une multitude de brins très amusants à attraper. On commence par intéresser le chiot au tug en dehors de toute séance de travail. On le rends accro à ce truc qui gigote dans l’herbe. L’idéal étant d’avoir un éleveur qui joue au tug avec ses chiots, on gagne ainsi plusieurs semaines dans l’utilisation du tug pour le démarrage des séances de travail.
Un fois le chiot pris de passion pour ces bouts de tissus, on commence à l’utiliser par exemple pour l’apprentissage du rappel. Les séquences de récompense avec le tug doivent être brèves et intenses.
Cette façon de faire n’est pas unique. Certains démarrent directement la découverte du tug dans les séances de travail. D’après moi, cela ne peux fonctionner qu’avec un chiot déjà bien éveillé par son éleveur. Les séances sont alors à la fois une découverte du tug, et la mise en place de fondations . Je préfère laisser ça aux personnes expérimentées qui démarrent plusieurs chiots par an. Pour l’éternel débutant que je suis, je préfère bien séparer les choses, quitte à progresser moins vite.

L’adulte

On continuera comme avec un chiot, mais on choisira des tugs plus gros et plus résistants. On passera avantageusement au boudin si le chien est gros mordeur.

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Les balles

La balle étant un intermédiaire pour jouer avec son chien, il va de soi que les balles sont forcément avec une ficelle. Cette ficelle sert à la fois à animer la balle (la proie vivante), et de cordon de liaison entre le chien et son maître. Si le chien apprend à jouer tout seul avec une balle, pourquoi viendrait il ensuite jouer avec vous, et se défoncer pour avoir accès à la balle ? Au mieux, il la dépose à vos pieds pour que vous la lui relanciez. Vous jouez alors avec ses règles, il vous à bien éduqué!

Le chiot

Je n’utilise pas de balles pour m’entraîner avec un chiot. Le jeu avec les balles est technique pour le chiot. Il doit d’abord maîtriser un certain nombre de règles avant de pouvoir apprécier pleinement cet accessoire. Tout d’abord, il apprend à attraper la balle, et pas la ficelle. Ensuite, lorsque le maître lâche la ficelle, le chien doit apprendre à venir poser la ficelle dans la main de son maître pour que le jeu reprenne. Le chien doit aussi apprendre à se saisir de la balle sur commande (marqueur training), mais aussi à la lâcher sur commande (switch, cessation participative). Les principaux intérêts des balles sont leur robustesse, et leur facilité à être lancées pour récompenser à distance (mode restaurant, la récompense est livrée au chien sans qu’il se déplace). Leur inconvénient, tout relatif, est leur difficulté à être cachées sur soi. On pourra retourner cet inconvénient en se servant de balles comme récompense à vue.
Ce n’est qu’une fois que le chien est devenu complètement accro au jeu de balles avec son maître que l’on peut introduire cet accessoire dans les séances d’entraînement. Lorsque les mâchoires du chien, ainsi que sa musculature deviennent si puissantes qu’ils détruisent les tugs, il est temps de passer aux balles …

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Le boudin

Je ne fais pas de différence entre l’utilisation de balle ou de boudin. Le boudin sera avec poignée, l’équivalent de la ficelle pour la balle. Rien n’empêche d’ajouter une ficelle au boudin ….
Le travail préparatoire est identique à celui des balles. La technique de prise par le chien étant plus simple qu’avec une balle, on pourra l’introduire plus tôt dans les séances d’entraînement.
Je l’utilise alternativement avec les balles afin de varier les plaisirs. Il est plus difficile à lancer, mais offre une meilleure prise pour le chien et le maître lorsque le chien vous arrive dessus à toute vitesse pour se récompenser, et qu’il ne ralenti pas lors de sa prise.
Avec une balle on n’a pas d’autre choix que de lâcher la ficelle, avec un boudin on peut faire un bel amorti et bagarrer ensuite pour renforcer l’envie du boudin (si le caractère du chien s’y prête).

Vous pouvez maintenant éteindre votre ordinateur et sortir vos balles ou tugs, pour la plus grande joie de votre compagnon.

Utilisation des 3 cerveaux du chien et de son maitre

Les trois cerveaux

Le chien à 3 cerveaux, et son maître aussi.

Pour ceux que cette affirmation laisse perplexe,

tout est expliqué dans: les trois cerveaux du chien

Comment cela se traduit il dans notre communication avec notre chien ?

Comment utiliser cela efficacement ?

Voici ma façon de voir les choses.

Chez le chien

Le mode survie

Utilise le cerveau reptilien.

Dans ce mode, le chien ne réfléchi pas, ne tire aucune conséquence de ses actes, il agit instinctivement pour sauver sa peau, soit en fuyant, soit en attaquant. Lorsque le chien est en mode agression, certains appellent cela « la zone rouge ». Dans ce mode, le chien n’est plus réceptif à aucun stimulus extérieur. Inutile d’agiter une balle sous son nez pour détourner son attention, l’information n’atteindra même pas son cerveau.

Ce mode n’a aucun intérêt en éducation ou en dressage. Aucun humain ne devrait mettre un chien dans ce mode, quelle qu’en soit la raison.

Le mode émotion

Utilise le cerveau limbique.

Dans ce mode, le chien n’est pas vraiment en état de réfléchir. Il réagi instinctivement à des stimuli qui viennent solliciter ses instincts primaires.

C’est typiquement ce que nous utilisons dans le conditionnement Pavlovien. Il est toujours dans ce cas associé à un contexte, et à un un stimulus inconditionnel (agréable comme une bonne nourriture, ou désagréable comme une légère douleur). Le conditionnement Pavlovien permet de l’associer à un stimulus inconditionnel, tel qu’un objet ou un son.

Il est délicat à utiliser. Il faut doser le stimulus en fonction du chien. Si le stimulus est trop faible, il ne sert à rien, et si il est trop fort, on risque de passer en mode survie.

Exemple d’utilisation avec un stimulus aversif: le chien qui « fait la poubelle », au risque de se blesser avec un emballage. On lui tend un piège, on fait une mise en scène. Lorsqu’il a la tête dans la poubelle, on fait en sorte que l’environnement de la poubelle lui fasse une grosse frayeur (bruit soudain de casseroles qui tombent à coté de lui, chute de bouteilles en plastique sur son dos, …. ). Il va ainsi associer la poubelle à quelque chose d’émotionellement désagréable, et ne s’en approchera plus. Vous comprenez que le dosage du stimuli aversif est extrêmement important. Trop faible, il va habituer le chien à faire la poubelle même en présence de bruit, trop fort, le chien n’osera même plus rentrer dans la cuisine.

Mais on pourra aussi se servir d’un état émotionnel agréable pour obtenir de l’intensité dans un exercice. Par exemple pour un chien passionné par son jouet au point de se mettre à trembler en le voyant, on s’en servira pour obtenir des rappel rapides et fiables. Le conditionnement Pavlovien permettra d’associer l’émotion d’avoir le jouet (stimulus inconditionnel) au signal de rappel (stimulus conditionnel).

L’utilisation des émotions est un outil puissant, à manier avec précaution, surtout avec un chiot ou un jeune chien.

Le mode réflexion

Utilise le néocortex.

C’est ce qu’on utilise en conditionnement opérant (mon préféré!). On fait réfléchir le chien aux conséquences de ses actes.

Il faut bien doser l’intensité des stimuli afin de ne pas passer en mode émotionnel. Par exemple, certains chiens se figent en voyant une balle tellement elle est chargée d’instinct de prédation. On ne l’utilisera donc pas dans ce mode d’apprentissage. On restera sur des stimuli moins « émotifs », tels que la nourriture (attention, certains chiens qu’on appellent vulgairement « gamelards » passent en mode « émotion » dés qu’ils voient de la nourriture!). Il faut bien connaître la valeur de nos stimuli vis à vis de notre chien afin d’utiliser au mieux ce mode d’apprentissage.

En revanche, après quelques exercices en mode « réflexion « , j’utilise toujours une méga récompense, le « jackpot », à la fois pour marquer émotionnellement une réussite, et aussi pour laisser une pause au néocortex. Le temps de concentration d’un chien est limité, surtout chez un chiot. Il faut lui conserver le plaisir de nos séances d’apprentissage.

Comme expliqué dans le lien  cité en début de cet article, le neocortex n’est pas particulièrement développé chez le chien. C’est pourquoi il faut absolument travailler ce développement chez les chiots. L’utilisation de jeux d’éveils, l’apprentissage de quelques tours simples (toucher la main de son maître) permettent ce développement.

Chez le maître

Le mode survie

Je ne connais qu’un cas ou un humain peut passer efficacement dans ce mode en présence d’un chien: lorsqu’on se balade tranquillement, et que subitement un chien sorti de nulle part (ou d’une cour de ferme) vous fonce dessus, toutes dents dehors. Dans ces cas là, je passe en mode « combat », et je lui fonce dessus en l’agressant. L’environnement étant ouvert, le chien fuit la queue entre les jambes. Dans cette situation, il ne faut pas « faire semblant », car le chien le sent très bien. Il faut vraiment que le chien vous sentent près à défendre chèrement votre peau et prenne peur.

Attention je ne parle pas de cas de séance de traitement d’agressivité sur un chien (ou tout doit rester parfaitement sous contrôle), ni du  cas de chien de protection de troupeau (il fait son boulot, faites un détour pour vous écarter de son troupeau).

Le mode émotion

Ce mode là n’a rien à faire lors d’une séance de dressage ou d’éducation.

On le  réservera au parties de câlins et de léchouilles avec son copain canin, en dehors des séances d’apprentissage.

Le mode réflexion

C’est le seul mode dans lequel il faut être pendant un entraînement ou une séance d’éducation. On observe son chien, on analyse, et on adapte en permanence l’entraînement. Et comme il faut quand même réagir vite aux réactions du chien, on aura au préalable préparé sa séance pour ne pas se trouver pris au dépourvu en cas de réaction inattendue.

La cessation par renforcement différentiel

Pourquoi cet article ?

Parce que j’en ai marre d’entendre et de lire que la cessation ne peut s’obtenir qu’en punissant à grand coups de collier à pointes, ou avec un collier électrique. On peut très bien obtenir de belles cessations sans punition, en utilisant le renforcement différentiel. Sur cette video de Jessy, vous constaterez quelle lâche le coussin de mordant dés que j’en donne l’ordre, malgré une forte excitation, alors qu’elle n’a même pas de collier.

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Le renforcement différentiel

Le renforcement différentiel consiste, pour ce qui nous interesse, à faire disparaître un comportement A en renforçant un comportement B incompatible avec le comportement A.

Pour prendre un exemple simple, pour éviter que votre chien saute partout lorsque vous discutez avec un ami, vous allez le récompenser lorsqu’il se couche, et l’ignorer lorsqu’il saute. Comme sauter et rester coucher sont incompatibles, et que vous renforcez le coucher, il ne va plus sauter.

Application à la cessation.

Le principe

Il existe plusieurs façons de faire, je vais vous présenter la méthode du « switch » que j’ai utilisé avec Jessy.

Le principe est simple: votre chien ne peux pas mordre simultanément 2 hommes d’attaque à la fois.

il est évident qu’il faut commencer dés le plus jeune âge, il est plus facile d’apprendre une bonne habitude que d’en faire disparaître une mauvaise.

Le matériel

Il va vous falloir deux objets de mordant strictement identiques. Cela peut être 2 balles à ficelle, 2 tugs, 2 boudins de mordant, 2 chiffons … Ils doivent être identiques afin d’avoir la même valeur intrinsèque pour le chien. C’est uniquement notre action qui va augmenter ou diminuer alternativement cette valeur en agitant ou immobilisant ces objets.

Étape 1: le maître et deux objets

On choisi un endroit sans distraction pour commencer. On agitera le jouet n°1 sous le nez du chiot jusqu’à ce qu’il s’en saisisse fermement (je ne vais pas vous faire un cours de débourrage au mordant). Lorsqu’on le décide, on arrête de faire bouger cet objet, et on sort l’autre qu’on agite. Le chiot va se désintéresser du premier (proie morte), pour attraper le second (proie vivante). Cela peut être long au début, mais il faut être patient. Au début on ne parle pas. Lorsque le chiot à compris ce nouveau jeu, on peut commencer à lui donner le signal sonore à l’instant ou il lâche un objet pour se précipiter sur l’autre.

Au bout de très nombreuses répétitions de ce jeu (plusieurs semaines à raison d’une séance par jour), on peut commencer à donner le signal de cessation avant d’animer l’autre objet. Vous constaterez que vous chiot s’éjecte littéralement de l’objet à votre signal.

C’est la vidéo que j’ai mis par exemple dans cet article les tugs ou celui-ci jeu à deux balles.

Une fois les bases bien acquises, on variera les objets de mordant, mais toujours par paires identiques.

Étape 2: le maître et un objet

Une fois l’étape 1 bien acquise, on peut supprimer un des deux objets. Le chien lâche l’objet qu’on arrête d’animer lorsqu’on donne le signal de cessation, on attend quelques secondes, et on anime à nouveau l’objet pour que le chien le saisisse à nouveau. Au début, il va vouloir se ressaisir de l’objet immédiatement. Un simple rappel à l’ordre verbal est suffisant. Rappelez-vous, on est toujours dans le jeu avec le maître, pas encore dans l’excitation du mordant sur un homme d’attaque.

Étape 3: 2 hommes d’attaque et 2 objets

On va progresser doucement, et revenir sur un renforcement différentiel. Il vous faut 2 boudins de mordant identiques, que vous allez confier à 2 personnes. Pendant que l’une anime son boudin, l’autre reste parfaitement immobile. Et vous reprenez le jeu de « la proie morte et la proie vivante ». Le chien comprend très vite que lâcher le boudin à votre signal lui permet de passer sur l’autre boudin. Vous allez même certainement devoir gérer des anticipés. Si le chien lâche en pleine action pour passer sur l’autre objet, il ne faut pas le laisser se saisir de cet autre objet. Vous rendez l’objet qu’il vient de quitter encore plus vivant pour l’inciter à y revenir.

Le chien comprends très vite qu’il ne doit lâcher qu’à votre signal.

Étape 4: 1 homme d’attaque et 1 objet

Vous avez compris le principe. Votre assistant s’immobilise lorsque vous donnez le signal, le chien lâche, au bout de quelques secondes (jamais 2 fois la même durée), votre assistant anime à nouveau l’objet, et le chien s’en saisi.

Et en plus d’avoir une belle cessation, vous avez une belle garde au ferme.

Variante

Si vous voulez travailler le retour au maître, c’est vous qui jouez le rôle du 2eme assistant. Ainsi lorsque votre chien mord l’objet de votre assistant, vous donnez le signal de cessation, et votre chien se précipite vers vous pour mordre le 2ème objet.

Finitions

Lorsque toutes ces fondations sont solides, vous pouvez passer au costume ou à la manche suivant votre discipline. La cessation étant à ce stade bien acquise, le passage sur costume ou manche ne pose pas de problème. Si vous travaillez le « halte, au pied », vous aurez en main un simple boudin, moins intéressant que le beau costume de votre assistant, mais les bases étant solides, le chien n’hésitera pas à passer de l’un à l’autre.

Lorsque vous en serez à vous passer de boudin pour le retour, n’oubliez pas de renvoyer le chien sur l’assistant pour le récompenser d’être revenu à vous (rien n’aura plus de valeur de récompense à ses yeux que de retourner mordre). L’assistant costumé devient le renforçateur de la cessation.

Conclusion

Cette méthode est certes beaucoup plus longue à mettre en place qu’une cessation obtenue de force en quelques séances. Mais elle sera bien plus fiable, bien plus durable, et bien plus belle, car le chien est acteur de sa cessation, il ne la subit pas.

Références

https://en.wikipedia.org/wiki/Reinforcement

http://study.com/academy/lesson/differential-reinforcement-theory-definition-quiz.html

http://behavioranalysis.wikispaces.com/Chapter+07+Differential+Reinforcement+and+Differential+Punishment+ANSWERS?responseToken=46ffb52ba059c3b3ac689387ea0b0ae0

 

 

école des chiots

Voici une vidéo d’une école des chiots telle qu’elles devraient toutes être. L’objectif principal est de favoriser la relation entre le chiot et le maître. Et cela passe par des exercices ludiques. Les maîtres s’amusent, et les chiots aussi. La socialisation intraspécifique (entre chiots) et extraspécifique (avec d’autres espèces, en particulier les humains), se fait naturellement, elle est intégrée dans l’ensemble des exercices. Les bases de l’éducation d’un chien de compagnie sont posées (rappel, marche en laisse).

Et chose très importante, le chiot apprends à faire attention à son maître en toute circonstance, et non le contraire ….

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