absence

L’exercice de l’absence

De nombreuses disciplines canines comportent un exercice d’absence, c’est à dire le conducteur met le chien dans une position prédéfinie puis s’éloigne , le chien devant rester dans la position demandée. Suivant les disciplines, l’absence se fait seul ou en groupe, avec ou sans distraction imposée (autre chien qui travaille, commissaire qui passe, jeté d’appâts). Sans compter les distractions non imposées (chien qui court le long du grillage, lapin qui traverse le terrain ..).

Cet exercice est aussi utile en dehors des sports canins, dans la vie courante (laisser son chien à l’entrée d’un magasin, le chien dans son panier pendant que le sol sèche après un nettoyage, ..)

Il y a 2 façons d’interpréter cet exercice:

« Le chien ne doit pas quitter sa position »

Et donc s’il la quitte, il est sanctionné. On est dans une technique « d’évitement de la contrainte », le chien apprends que quitter sa position est signe d’inconfort plus ou moins grand. Cette approche provoque un certain stress chez le chien.

« Le chien doit rester dans sa position »

La différence peut paraître subtile, voire inexistante avec l’approche précédente, mais c’est au contraire fondamentalement différent. Dans ce raisonnement, on apprend au chien à rester en le récompensant s’il reste en place. Il comprend que rester dans cette position est source de confort. Cette approche provoque un manque de fiabilité dans l’exercice. Si autre chose de plus agréable se présente, le chien va quitter sa position.

Alors que faire?

Utiliser les 2 méthodes, mais dans un contexte de conditionnement opérant. C’est à dire qu’on va récompenser le chien lorsqu’il reste dans la bonne position, et on va lui rendre désagréable le fait de quitter cette position. J’ai bien écrit « rendre désagréable », et pas « punir le chien »! L’objectif étant que le chien doit trouver facilement la solution pour échapper à cet inconfort, tout simplement en revenant de lui-même dans la position qu’il n’aurait pas du quitter. Ce retour à la position de référence après réflexion du chien doit évidement être fortement récompensé. Une des solution classique pour créer cet inconfort contrôlé est d’utiliser une longe.

Les 3 D

  1.  Durée
  2. Distance
  3. Distraction

Ce sont les 3 points à travailler pour maîtriser cet exercice. Et comme toujours, on ne travaille qu’une seule chose à la fois.

Si on travaille la distraction, on le fera à courte distance sur une courte durée.

Si on travaille la distance, on le fera sans distraction, sur une courte durée.

Si on travaille la durée, on le fera sur une courte distance, sans distraction.

Lorsque ces 3 points fondamentaux sont maîtrisés, on peut en travailler 2 simultanément (Distance + durée, pas de distraction, etc).

De temps en temps, on travaillera les 3 simultanément, mais cela doit rester exceptionnel.

Une petite vidéo pour illustrer la distraction , puis la distance. Merci à Marion,à Fidji et à Axel (cameraman) pour leur collaboration.

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CC BY-NC-ND 4.0 absence par Didier ESCALLIER est sous Licence Creative Commons Internationale Attribution-Pas d'utilisation Commerciale-Pas de Modification 4.0 .

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